Le deuil périnatal, un tabou trop tabou
par Elise Duvaleix, psychopraticienne en vision intégrale de la santé

Un deuil très particulier

Dès les premiers moments d'une grossesse, les parents comme les amis, la famille, se réjouissent, imaginent : le sexe du bébé, son prénom, son caractère. Certains calculent la date de l'accouchement, son signe astrologique, d'autres prédisent qu'il jouera avec le petit cousin du même âge, tous rêvent... et tous rêvent de bonheur.

Mais si la grossesse s'arrête, quelle qu'en soit la raison, plus personne n'en parle.

Or le deuil périnatal est très particulier : il est le deuil d’un être qui n’a pas ou peu vécu, le deuil d’un avenir possible, le deuil de tout ce qu'on avait imaginé et rêvé, justement.

Un trop fréquent
manque de reconnaissance
du lien d'attachement parent-bébé

Trop souvent le lien d’attachement de la mère et du père au bébé en devenir ou au tout-petit est sous-estimé par l’entourage et par le monde médical, et ce manque de reconnaissance sociale rend le deuil encore plus difficile. C'est un véritable tabou.

Plusieurs causes pour un même deuil

Chacun de ces événements est à même de déclencher un deuil périnatal : interruption médicale de grossesse, fausse couche précoce ou tardive, œuf clair, grossesse extra-utérine, mort in utero, mort d'un ou plusieurs bébés lors d'une grossesse multiple, interruption volontaire de grossesse.

En parler, se faire accompagner, est essentiel et trop souvent omis : sous couvert de fatalité, ou sous prétexte qu'il s'agit d'un choix.

Certains parents ont donc rêvé, tous ont entamé une grossesse et se sont inquiétés fort pour leur petit, certains ont parfois dû prendre de terribles décisions, certains ont vécu un accouchement, certains ont pu voir leur bébé et se sont émerveillés de sa beauté, certains l'ont nommé, certains l'ont enterré. En somme, tous ont perdu leur enfant, et ceci même si l'entourage ne l'a pas connu.

Accueillir, écouter, nommer.

Accueillir la tristesse, sans chercher à la faire taire.
Ecouter la douleur sans chercher à vouloir l'atténuer.
Nommer ce qui est : des parents, leur enfant.
Nommer revient à laisser l'énergie circuler dans l'arbre généalogique, là où ces enfants ont totalement leur place : d'où l'intérêt de la clarté plutôt que du tabou.


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